Il y a ceux avec discours du directeur, du responsable de service, d'un collègue. Tous légitimement émus ou, ayant perdu à la courte paille, interprétant le rôle de leur vie.
Il y a ceux où l'on est sérieux. Ceux où l'on tente, avec plus ou moins de réussite, une pointe d'humour. Ceux où perce une certaine émotion, vite refoulée car il faut rester digne. Et ceux où l'on a envie d'éclater de rire devant tant d'hypocrisie ou à entendre la dernière citation d'un grand classique dite d'un air inspiré. Et puis il y a ceux où l'on ne dit rien, on l'on échange un regard, un sourire et c'est bien ainsi.
Enfin, il y a ceux où l'on mange de peur de parler. C'est joliment dressé sur les plateaux apportés par le traiteur ou c'est artisanalement disposé par les participants (tiens encore son cake aux olives). Dans ce cas-là, au bout d'une demi-heure presque tout le monde est très gai. Il faut dire que ce petit vin (une production personnelle du grand-père d'un des participants en provenance directe du fin fond de sa grange en Ardèche) s'avère être un poison violent.
Et pour finir il y a le pot de départ des pompiers de Colmar !
J'ai cru d'abord à une manifestation, puis à un exercice, à un bizutage, mais quand les "camarades" ont chanté "ce n'est qu'un au revoir" je me suis dit ça c'est la classe : faire son pot de départ en plein centre ville, devant le magnifique Musée des Unterlinden en enfumant toute la rue et les passants avec ... j'imaginais les pompiers de Paris devant le Louvre !















